GénéKréoL

Arbre généalogique Réunionnais

GénéKréoL

Moreau Jacques "Vide Bouteille"(1704-av 1761) - Histoire

Jacques Moreau dit Vide Bouteille, est natif de Touraine. Il est né vraisemblablement à Tour, vers 1704. Il se marie en 1747, d’après le contrat de mariage, en date du 17 Avril, passé devant Lesport (Notaire), avec Marguerite Thérèse Dijoux, descendante par les femmes des familles Jacques Fontaine, époux de Marie Anne Sanne, Malgache et de Jacques Lauret dit St-Honoré, époux de Félicie Vincente, Indienne.

En 1735, Vide Bouteille est économe de l’habitation Julien Baret, au quartier de Saint-Louis. Il gouverne alors 20 esclaves, dont 13 adultes valides, et fait valoir environ 95 ha de terres friches et terres en rapport confondues.

L’habitation compte une caféière de 9000 caféiers en rapport dont on espère obtenir 3000 livres de café. On y cultive également des fayots et élève 30 bœufs, 30 moutons, 10 cabris et 20 cochons. La basse-cour est de 20 poules.

En Novembre 1736, il est en société avec Joseph Galenne, adjudant canonnier au service de la Compagnie, qui lui abandonne Rose et Marie, deux esclaves Malgaches de 15 et 30 ans environ, appartenant à Lambillon, dont les deux associés s’étaient rendus adjudicataires* pour la somme de 272 piastres.

À l’issue sans doute de ce premier contrat, Jacques Moreau s’engage, le 25 Mai 1740, pour trois ans à faire valoir l’habitation de Charles François Verdière, de Lille, ancien officier d’infanterie, et à en gouverner les esclaves.

Friches et terres en rapport confondues, l’habitation située au quartier de Saint-Pierre, va su 36 m de large environ, du battant des lames au sommet des montagnes et couvre environ 390 ha.

Aux 39 esclaves, dont 28 adultes valides de 14 ans à 40 ans, Vide Bouteille ajoute ses deux négresses personnelles.

Il possède maintenant son habitation, qu’il pourra faire travailler par tous les esclaves, mais à condition de ne pas leur faire agrandir son propre défriché.

Moreau donne procuration et fait donation de ses biens en cas de mort, avant de partir comme volontaire pour Pondichéry.

De retour de l’Inde, en Septembre 1744, il cède à Lefèvre, un de ses esclaves, Léveillé, un Malabar de 13 ans, en échange de Louison, Malabare de 16 ans et Marie Rose, sa fille de 13 mois.

D'après ce que j'ai pu trouvé, Moreau Jacques "Vide Bouteille", est né le 16 Septembre 1702 à Sainte-Maure-de-Touraine, est arrivé à l'Île Bourbon, en 1734, et est décédé avant le 27 Avril 1761 (date du remariage de sa veuve).

Il n'y a pas d'âge pour apprendre...

Voilà une définition, à propos du mot « adjudicataires », qui veut dire être bénéficiaire d'une adjudication.

L'adjudication est, en droit français, la modalité de vente d'un bien mis aux enchères par un juge, un notaire ou un fonctionnaire, octroyé à la personne offrant le prix le plus élevé. (Wikipédia)

L'arbre généalogique de Moreau Jacques "Vide Bouteille" se trouve ici.

Voir aussi : Les esclaves de Dijou(x) Pierre dit Paquet (1706-1774)

Date de dernière mise à jour : lundi, 14 décembre 2020

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires

  • pascal le gallou
    • 1. pascal le gallou Le mercredi, 09 décembre 2020
    Bonjour
    Dans le recensement de 1779 page 23/78,il est fait mention d'un Moreau dit sans quartier âgé de 72 ans natif d'Angers. S'il s'agit du même Moreau, il est donc mort après 1779 et il est originaire d'Angers (100 km à l'ouest de tours).Donc, voilà un sujet à poursuivre, à compléter voir à corriger.
    Cordialement

    LE GALLOU Pascal
    • genekreol
      • genekreolLe lundi, 14 décembre 2020
      Bonjour ! Merci d'apporter votre contribution, à propos de cet arbre. Notez que MOREAU Jacques dit "Vide Bouteille" est décédé avant le 27 Avril 1761, date du remariage de sa veuve, DIJOUX Marguerite Thérèse. Par contre, si vous pouvez me préciser la ville où le recensement a été fait, concernant MOREAU dit "Sans quartier", ce serait un plus, pour les recherches. Bonne continuation à vous !

Ajouter un commentaire